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Joli PACS

Je préfère le Pacs au mariage parce que j’ai peur du divorce

Aujourd’hui, voici le témoignage de Sylvie qui a décidé de se pacser, plutôt que de se marier, pour ne pas prendre de risques. Elle nous explique son choix :
« Je suis une enfant de divorcés. Mes parents se sont séparés lorsque j’avais six ans. Je ne pense pas en avoir été très affectée parce qu’ils se sont quittés en bonne intelligence. J’ai donc grandi dans un climat de paix. D’ailleurs, je rêvais de me marier ! Du moins, quand j’étais ado. A 24 ans, j’ai rencontré celui avec qui je vis à l’heure actuelle – j’en ai 29 -, et je crois avoir trouvé mon âme-sœur. Lui aussi est comme moi un enfant de divorcés, sauf qu’il ne croit pas au mariage. Au fil des années, autour de nous, les couples approchant la trentaine sont tous passés devant le maire. Mais la plupart n’ont pas tenu, même ceux qui avaient des enfants ! A l’aube de mes 30 ans, je m’interroge. Au boulot, on me demande quand est-ce que je convolerai aussi. C’est comme si la société considérait que si on n’est pas mariés, on n’est pas un couple « abouti » ! Comme s’il manquait quelque chose ? Mais quoi, j’ai envie de dire ? Qu’est-ce que le mariage apporte de plus ? Une sécurité juridique, des droits et des devoirs certes mais potentiellement pas mal de soucis, en cas de séparation. Un divorce, ça coûte bonbon et c’est très éprouvant. Et il serait naïf et présomptueux de croire que ça n’arrive qu’aux autres. Avec des statistiques de 1 divorce sur 2 mariages en Ile-de-France, c’est clair : ça n’arrive pas qu’aux autres. Ma meilleure amie s’apprête à divorcer après 4 ans de noces et 1 petite fille. Elle est désemparée et je dois la réconforter. Je ne peux pas lui dire : « Je te l’avais bien dit », alors que c’est vrai : elle s’est mariée pour les mauvaises raisons. Comme beaucoup, elle a voulu suivre le parcours-type « mariage-maison-enfants », pour faire comme les autres et rentrer dans le rang. Je ne comprendrai jamais ce besoin effréné de conformisme. Bon, je suis dure avec elle : son futur ex-mari lui a fait une demande en mariage si romantique qu’elle ne pouvait décemment pas dire non. Mais bon, elle aurait quand même pu réfléchir après. Avec le divorce, son niveau de vie va baisser drastiquement. Elle qui est fan de shopping et de jolies chaussures va devoir oublier. Alors que si elle m’avait écoutée, elle n’en serait pas là. Mais revenons à mon cas. Mon homme n’a jamais été attiré par le mariage et n’a eu aucun mal à me convaincre de ne pas se mettre la bague au doigt. J’ai tout de même réussi à le convaincre de se pacser et grâce à ce blog, nous pourrons même avoir une jolie fête, sans contraintes.
A présent, je me sens soulagée. Certes, un Pacs n’est pas aussi romantique qu’un mariage, et alors ? Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. Notre engagement n’a rien à envier aux couples mariés : nous avons un prêt immobilier qui nous lie pour de nombreuses années, une jolie maison, et des projets d’enfants.
Tout ça pour dire que je ne blâme pas les mariés, non, j’admire leur courage et leur foi en l’avenir. Je suis une petite joueuse avec mes craintes rationnelles ! :-)
Peut-être que si nos parents respectifs n’avaient pas divorcé, s’ils nous mettaient la pression, nous ferions comme les autres, nul ne le sait. Mais ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas du tout prête à prendre le risque d’un divorce, avec tout ce que ça implique financièrement, psychologiquement, émotionnellement. Alors, vive le PACS et merci à ceux qui l’ont inventé ! »

Merci à Sylvie pour son témoignage et son avis. C’est vrai que le mariage, même s’il est en perte de vitesse, reste très ancré dans les mœurs et les mentalités, et que comme elle dit, on considère souvent le mariage comme une sorte d’aboutissement, d’apogée du couple. Mais les personnes qui pensent comme elle sont de plus en plus nombreuses. Quand je me suis fiancée, certaines personnes, ont cherché à m’en dissuader, pour mon bien, au lieu de me féliciter. Un peu comme Sylvie avec son amie. :) Preuve que les temps changent.
Pour ceux qui se demandent quelles sont les différences entre un Pacs et un mariage, lire mon article : Pacs, concubinage ou mariage : que choisir ?
Sur la différence entre divorce et rupture de Pacs : 10 choses à savoir sur la rupture de Pacs
Et parce que je partage l’opinion de Sylvie selon laquelle le Pacs n’est pas un sous-mariage : Le complexe du Pacsé : non, le Pacs n’est pas le parent pauvre du mariage

Crédit photo : l’image d’illustration représente les statistiques de divorces aux Etats-Unis (source : Mckinley, Irvin. “32 Shocking Divorce Statistics.” Photo. 30 Oct.2012. 27 Apr. 2013, trouvé sur le blog Marriages)

Appel à témoins : pacsés, futurs pacsés, vous avez organisé ou comptez organiser un Pacs ? J’adore les témoignages et je serais ravie de publier des photos de votre jour J ou d’une séance photo de couple. Vous êtes encore dans vos préparatifs ? Vous pouvez les partager avec nous, que ce soit le faire-part, le thème, vos idées, vos questions, etc. Pour cela, il suffit de m’envoyer un mail à l’adresse : contact@jolipacs.com
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  • Anne

    Mais ce Sylvie oublie, c’est qu’elle ne souffrira pas moins en étant pacsée plutôt que mariée… Ce n’est pas comme si elle n’avait jamais connu la vie de couple et qu’elle pouvait tout effacer. Est-ce que son niveau de vie, à elle, ne diminuerait pas en cas de séparation? Quel rapport avec le mariage?

    Evidemment, elle n’a pas d’enfants, et elle oublie à quel point le mariage peut être protecteur. Oui, le mariage, ce sont des devoirs, mais aussi des droits.

    Le mariage, ce n’est pas « j’y crois » ou « je n’y crois pas », comme on croit ou pas aux contes de fées. D’ailleurs, parler « d’âme-sœur » c’est faire référence à sa moitié d’orange, à une forme de complétude…. C’est vrai, au début, et ensuite on comprend que le vie de couple, ça se décide, ça se travaille, ça nécessite de la volonté et de l’engagement, et pas seulement de croire aux contes de fées.

    Les enfants de divorcés traumatisés pourraient aussi décider de vivre leur vie, de faire leurs propres choix en se disant qu’ils ne répéteront pas l’histoire de leurs parents, qu’il n’y a pas de fatalité ni de malédiction!

    Pour finir,on peut aussi décider de voir le verre à moitié plein et se dire que l’autre moitié des mariages tiennent… Même les 2/3 hors région parisienne.

    • Joli Pacs

      Je comprends votre point de vue. Un divorce est quand même une épreuve plus difficile qu’une rupture de Pacs, ne serait-ce que par le changement de statut, le regard d’autrui et la très pénible bataille juridique qu’il engendre. Là, je me réfère à tous les divorces que j’ai vus dans mon entourage.
      L’autre moitié des mariages qui tiennent en IDF : de ce que j’en vois, beaucoup ne sont pas bien ensemble et devraient divorcer mais ne le font pas par convenance (peur de perdre leur niveau de vie, volonté de préserver les enfants, etc.). Je suis 30naire, il y 5 ans autour de moi, tout le monde se mariait. Aujourd’hui, la plupart de ces gens-là ont divorcé. Et pourtant, pour eux, ça n’arrivait qu’aux autres…
      En effet, il n’y a pas de fatalité ni de malédiction, et le mariage demande de l’engagement et des efforts. Malheureusement la plupart des gens ne sont pas prêts à faire ces efforts, surtout dans notre société actuelle, et préfèrent se séparer.
      Personnellement, je ne crois plus au mariage (j’y ai cru à une époque) parce que je ne crois plus à la volonté des gens de s’engager et à faire des efforts. On est dans une société de zapping. Si l’un de mes enfants décidait de se marier plus tard, je pense que je lui conseillerais d’y réfléchir à trois fois, non parce que je crois à une quelconque malédiction mais parce que je suis réaliste et que je crois que le divorce, ça n’arrive pas qu’aux autres et que personne n’est à l’abri de ça, quoiqu’on en dise. Le risque d’échouer est bien trop grand. Et aussi parce que j’aime le Pacs, d’où ce blog. ;-)

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